Les avantages :

Les principaux avantages sont d’être indemnisé par Pôle emploi et de pouvoir quitter son emploi assez rapidement. C’est donc une bonne solution si on veut créer son activité ou que l’on a trouvé un autre emploi pour avoir la certitude d’être indemnisé par pôle emploi ne pas prendre de risque en cas de résiliation de la période d’essai dans un nouvel emploi, celui-ci ne convenait pas à la salariée ou au salarié.

Autre avantage: on perçoit une indemnité légale ou conventionnelle de licenciement.

Cela peut aller assez rapidement et prendre un peu plus d’un mois et on peut partir sans devoir à avoir à effectuer un préavis, ce qui n’est pas négligeable quand on est cadre et que l’on a un préavis de 3 mois à réaliser en cas de démission.

 

Les inconvénients :

On perd son droit à une indemnité de préavis, cela est surtout vrai, si on fait l’objet d’une inaptitude  d’origine professionnelle dans la mesure où dans une telle hypothèse, l’employeur a l’obligation de verser l’indemnité de préavis même si la salariée ou le salarié ne peut pas l’effectuer. Accepter une rupture conventionnelle, c’est faire un cadeau à son employeur de son préavis. L’employeur peut néanmoins proposer de payer l’indemnité de préavis dans le cadre de l’indemnité de rupture conventionnelle. Il faut négocier alors aussi le préjudice résultant d’une prise en charge moins longue par pôle emploi en raison de l’absence de préavis.

De plus, la salariée ou le salarié inapte résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ou même encore d’une cause non professionnelle renonce à bénéficier des offres de reclassement. En outre, la salariée ou le salarié inapte en raison d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle renonce au versement de son indemnité spéciale de licenciement.

De même, la salariée enceinte qui signe une rupture conventionnelle renonce à la protection contre la rupture de son contrat de travail et ainsi au maintien de salaire qui est garanti durant son congés maternité et la période de protection qui le suit.

Il est extrêmement difficile de contester une rupture conventionnelle devant les juridictions prud’homales pour obtenir la requalification en une rupture nulle ou en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, même dans le cas où la salariée ou le salarié a été victime d’actes de harcèlement moral durant l’exécution de son contrat. Si vous envisagez d’engager une procédure prud’homale, ne signer pas de rupture conventionnelle. (il est possible d’envisager d’autres moyens pour rompre un contrat de travail notamment de faire une demande de résiliation judiciaire ou une prise d’acte ou bien d’envisager un licenciement pour inaptitude, etc…)

Enfin la salariée ou le salarié peut perdre certains avantages liés à un licenciement: heures de recherche d’emploi, indemnités de cliente pour les VRP, les indemnités spécifiques aux journalistes.